24 OCT 15 0 commentaire
Prothèse de la hanche par voie antérieure mini-invasive

Prothèse de la hanche par voie antérieure mini-invasive

La chirurgie mini-invasive permet de poser une prothèse de hanche, sans aucun dommage pour les muscles péri articulaires. Cette préservation musculaire rend les suites opératoires moins douloureuses, moins hémorragiques, et la réhabilitation fonctionnelle beaucoup plus rapide. Explications des docteurs Julie Guidon et Vincent Wassermann, chirurgiens orthopédistes à la Polyclinique Notre Dame, à Draguignan.

 

La mise en place d’une prothèse de la hanche (ou arthroplastie de la hanche) est une intervention très fréquente. Les deux principales indications des prothèses de hanche sont l’arthrose avancée (destruction du cartilage) et les fractures du col du fémur.

 

Cette intervention chirurgicale a connu de nombreux développements ces dernières décennies, tant sur les matériaux utilisés que sur les techniques chirurgicales. Elle peut se faire par plusieurs voies d’abord chirurgicales (moyen d’atteindre l’articulation de la hanche). Parmi celles-ci, la voie antérieure de la hanche est une technique mini-invasive qui préserve les muscles et les tendons. En effet, il s’agit d’une voie dite « interstitielle » passant entre les muscles. Ainsi, la récupération de la marche après l’intervention est globalement plus rapide par rapport à d’autres techniques chirurgicales.

 

Cette technique par voie antérieure a été décrite il y a plus de 50 ans par les docteurs Jean et Robert Judet. Elle a ensuite été optimisée par le développement d’instruments spécifiques permettant de simplifier cette intervention. Les avantages actuellement démontrés de cette technique sont multiples :

  • Récupération plus rapide et durée d’hospitalisation diminuée
  • Réduction du risque de luxation de la prothèse (déboitement)
  • Diminution du saignement pendant l’opération
  • Réduction du risque de boiterie.

 

Technique

L’incision se situe en avant de la hanche puis le trajet passe entre les muscles pour atteindre la capsule de l’articulation. On retire ensuite la tête du fémur dont le cartilage est abimé. L’étape suivante consiste à préparer l’emplacement des implants prothétiques : le cotyle (partie creuse du bassin faisant partie de la hanche) puis le fémur.

Cette préparation est faite à partir d’instruments spécifiques spécialement conçus pour cette technique mini-invasive. Les différentes parties de la prothèse sont ensuite implantées au niveau du cotyle et au niveau du fémur. Dans les suites de l’intervention, le patient peut marcher avec un appui complet immédiat. La durée d’hospitalisation est généralement inférieure à 3 jours et le patient rentre directement à son domicile dans la majorité des cas.

 

Conclusion

La mise en place d’une prothèse de la hanche par voie antérieure est une technique particulièrement intéressante. Elle permet le respect de l’anatomie et une récupération rapide du patient.

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